Samedi 5 janvier 2008

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Samedi 5 janvier 2008

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Samedi 5 janvier 2008

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par Marianne
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Mercredi 2 janvier 2008

Lui, épris de désert, passionné de couleurs chaudes, de Vinci, Rivera, Giacometti, Warhol ou Picasso, a déchiré ces capes et muletas qu’il a peintes, comme les indiens se peignent le visage dans les deuils et pour passer à autre chose. Sans véritablement de nostalgie. Ou alors secrète. La philosophie du va-tout, incontestable signe de non retour. Paradoxe du personnage, car il est matador de toros et l’on ne se dépêtre jamais vraiment de ça même si on ne torée plus.

 

La quête du Mexique lui a beaucoup appris. Il y a connu l’alternative, les squats d’artistes, la terre qui tremble, le désert, la vitalité du jaguar, les Tarahumaras. La mesure de soi confrontée à la démesure d’un toro, d’un pays : Mexico. Mais la démesure se nourrit de finesse et de mixture tout comme ses œuvres.

 

La tauromachie qui est une démesure millimétrée mixe elle aussi le sable ou le marbre. Elle fut pour lui une façon de toucher le ciel. Tous les différents chemins artistiques que José Manrubia explore désormais le sont aussi.

 

Extrait d’un texte de l’écrivain Jacques Durand.

 

par Marianne publié dans : Articles de presse
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Mardi 1 janvier 2008
Regarder le soleil en face.
 
Le Nouveau Monde, un autre monde que José Manrubia croit ouvert à tous les rêves, à toutes les ambitions. Gamin il se construisait des mirages, des exploits d’Emiliano Zapata, de Révolution, des récits des corridas de Manolete à la Monumental de Mexico, d’histoires de pirates et de Caraïbes….
 
Le jour était venu de partir découvrir ce nouveau monde. Il prend un billet d’aller retour pour un mois et restera au Mexique… quatre ans !
Il faut vivre au jour le jour. José Manrubia veut exister, apprendre, mûrir et connaître les hommes tout autant que les toros, lesquels dans sont esprit et quelque soit le degré de sa passion, ne sont, eux aussi, qu’un moyen de se connaître, de se comprendre et de saisir le monde en images fortes et essentielles. C’est Hemingway, c’est Kerouac, c’est simple et fort comme l’aventure, c’est humble comme une histoire d’homme en marche, tout le contraire de l’épopée virtuelle des marquis médiatiques. C’est le grand abandon rimbaldien de soi à la quête du merveilleux dans le toujours plus loin….
 
Entre Atlantique et Pacifique au pied de La Sierra Madre, dans la mégapole de Monterrey, le petit Arlésien aux yeux vifs, fils de José immigré Espagnol, prend l’alternative le 6 mars 1994. Banal ? Ce serait sans compter avec la dimension du bonhomme, avec les pépites qui se réchauffent au soleil de son cœur, avec le destin peu courrant d’un curieux aventurier, solitaire, profond, intelligent, déterminé, pudique. Son histoire pourrait être la trame d’une épopée romanesque.
 
José Manrubia les yeux ouverts sur le monde pour saisir le véritable rythme de l’existence, avance dans sa vie d’homme curieux de tout en conservant le regard posé sur d’autres passions, d’autres découvertes. Un jour il repartira, sans muleta, avec son stylo ou ses pinceaux, d’abord pour les Caraïbes, puis pour l’Australie. Il veut là-bas s’installer dans le « bush » pour y chercher l’âme du désert, un vieux rêve qu’il traîne depuis l’enfance comme le Mexique Cuba et le Pérou …
par Marianne
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